Le wiki des listes participatives aux municipales 2020Ce site a vocation à servir de mémoire commune pour échanger nos savoirs, expériences, informations entre groupes locaux qui se préparent dans toute la France en vue des municipales 2020.
- Résumé de la discussion du 07/11
Il faut donner plus de moyen pour la culture populaire et ne pas privilégier uniquement la culture “élitiste”. Favoriser le culture dans l'éducation et les activités périscolaires (CLAE). Impliquer les citoyens pour rendre à la culture son rôle de lien social. La culture offre une opportunité de lien social mais elle peut aussi être clivante. Toutes les communes de la métropole n'offrent pas aux enfants les mêmes activités péri-scolaire. Si la diversité est une richesse, elle doit l'être sur toute l'agglomération. Faute de budget suffisant, certaines communes ont une “offre” d'activités moins alléchante que d'autres (mais les activités coûteuses ne sont pas toujours les plus riches).
Dans un premier temps, rappeler l'angle d'action de la métropole sur le sujet : qu'est qui est faisable ?
La culture toulousaine est sportive avec 3 installations pour 1000 habitants (Toulouse serait la première de France en la matière). Mais pour les villes en périphérie, l'offre est moindre. Les piscines ne sont pas assez nombreuses par exemple et les scolaires ne peuvent pas y avoir tous accès. Pourtant, l'apprentissage de la natation est une obligation et figure dans les programmes. Les établissements nautiques sont très onéreux. Il serait peut-être nécessaire de mutualiser les ressources afin que toutes les communes est un accès identique.
C'est aussi un art de vivre, une culture gastronomique (maintien des commerces de proximité, vitalité des centres villes). Réflexion globale sur toute la métropole quant à l'implantation des centres commerciaux qui participent à la désertification des coeurs de villes et villages.
Les musées offrent un accès à la culture conséquent. Mais pour les communes éloignées, les écoles doivent faire face à des frais de transport conséquent et limitent leurs trajets dans la ville rose. Il est dommage que le transport puisse à ce point pénaliser l'accès à la culture.
Toulouse dispose de la deuxième cinémathèque de France. Mais il faut absolument défendre nos cinémas de quartier qui succombent trop souvent à l'implantation des multiplexes. Il faut veiller à la diversité des films proposés afin de ne pas déraper vers une mono-culture.
De nombreux théâtres et scènes accueillent les arts vivants. Attention tout de même, beaucoup de salles toulousaines sont passées à la compétence métropolitaine. Il faut donc veiller à un juste accès à ces installations. Les festivals sont également nombreux mais tous ne bénéficient pas des mêmes supports médiatiques (Alternatiba qui a reçu 35000 spectateurs a été très peu relayé médiatiquement. La métropole ne communique pas équitablement sur tous les spectacles ou festivals.
La priorité est ensuite de rencontrer les acteurs culturels de la métropole : artistes, associations, commerçants…
Quel est le rôle de la culture ?
un autre point clé au delà du contenu culturel est la fréquentation et la participation aux évènements culturels et même sportifs non télévisuels
POLITIQUE CULTURELLE MUNICIPALES ET D’AGGLOMÉRATION La politique culturelle publique s'adresse à tous les citoyens et se confond pas avec les biens culturels marchands.Elle permet aux publics d’acquérir et de préserver une autonomie de pensée et d’action. Elle doit s'adresser particulièrement aux publics les plus éloignés des pratiques culturelles. Les pratiques d'excellence doivent être soutenues, même si elles concernent parfois un public restreint. La diversité des formes et des lieux culturels est nécessaire : lieux institutionnels, associations, squats artistiques, tout comme la complémentarité entre agents culturels municipaux et acteurs culturels indépendants. La culture et la langue occitane sont une source essentielle en tant que culture historique de tous les habitants de l'agglomération toulousaine. La diversité culturelle et linguistique des habitants de l'agglomération toulousaine de toute origine est une source d'enrichissement pour tous.
4 parties : culture pour tous / partout / par tous et le financement
Il s'agit de donner l'envie de culture pour tous les habitants de l'agglomération toulousaine.
Les politiques jusqu'à ce jour ont opposé la culture dite élitiste, savante, à la culture populaire. Ils ont même en terme de répartition de l'argent public favorisé la première. Dans ce contexte, que ramenons-nous de nouveau? Je pense qu'il faut articuler les deux axes et partir de l'idée de la diversité des champs culturels pour promouvoir les cultures populaires. Il faudrait envisager un ré équilibrage des financements publics sur le plan territorial
culture pour tous les élèves (compétence municipale des maternelles et élémentaires) dans le périscolaire de toutes les communes en synergie avec les acteurs culturels et en coopération artiste/enseignant aménagement des équipements culturels pour y créer des espaces ouverts sur leur quartier et à tous les publics : accueil, convivialité, information, politique tarifaire adaptée à tous les publics lisibilité tout public des festivals existants: Rio Loco, printemps de septembre, Marathon des mots… actions spécifiques auprès des publics empêchés et quartiers CUCS (contrats urbains de cohésion sociale) attention aux termes employés : les quartiers ont une histoire qui fait partie pleine et entière de l'histoire de la ville et de l'agglomération, l'action culturelle doit nous rapprocher et briser les frontières imaginaires et symboliques du “eux” et du “nous”. La culture doit sortir de la Politique de la Ville, pour devenir une politique de Droit Commun, sinon nous ne sommes même pas dans de la culture populaire mais bien dans une conception sur les quartiers vus comme espaces de sous-culture. augmenter la participation des publics en faisant des spectateurs les “acteurs” de certains événements* renforcer l'ouverture à tous des grands événements et institutions, le Muséum, le Capitole, Rio Loco, Printemps de Septembre, Marathon des Mots, Aeroscopia, Cité de l'Espace… lancer une réflexion sur un centre d'Interprétation de l'Histoire de Toulouse en lien avec tous les équipements existants (Paul Dupuy, muséum, Saint Raymond, Jacobin, Aeroscopia, Espace, Maison de l'Occitanie…) en partenariat avec l'Europe et l’État qui donne une place à la civilisation occitane et aux cultures de toutes origines qui ont fondé et fondent notre vivre ensemble (convivéncia).
Il s'agit de permettre l'accès à la culture partout dans l'agglomération toulousaine.
La culture doit être le trait d'union entre les quartiers et les différents territoires, voire entre catégories sociales. Il faut la raisonner dans la transversalité et non dans la territorialisation.
mutualiser tous les équipements de niveau métropolitain : Médiathèque, Théâtre du Capitole, musées, Zénith, l’Orchestre et Théâtre du Capitole, Muséum, Abattoirs, Odyssud, Usine, Mix'art M, Machine de la grande Halle de Montaudran… Pour accéder à ces lieux, nous savons tous que le prix en soi est déjà une sélection. Comment peut-on sans interroger cet aspect là changer le rapport à cette culture dite savante ? favoriser les pratiques artistiques amateur. en donnant un accès à des équipements de proximité dans les quartiers de toutes les communes de l'agglomération, en particulier pour des répétitions. faire au moins une animation culturelle annuelle avec la participation des habitants et acteurs culturels dans chaque quartier
Il s'agit de mettre en place une politique culturelle participative qui favorise les liens entre réseaux culturels associatifs et institutionnels par la mutualisation des ressources, la synergie des projets et la circulation des publics Pour qu'il y ait synergie des projets et circulation des publics, il faut une vraie participation des habitants des différents territoires dans toutes les instances de ces dispositifs. C'est là une vraie question démocratique : ou la culture est régie par les lobbies ou elle est un vrai produit public. Dans ce sens il faudrait peut-être évaluer les dispositifs culturels du point de vue qualitatif et quantitatif et avoir le courage de le faire pour que la culture devienne un véritable BIEN COMMUN.
Création d'un service public pour une cohabitation entre les lieux culturels municipaux, les initiatives indépendantes, les agents municipaux et les acteurs culturels. organiser des rencontres annuelles des arts et de la culture entre institutions, acteurs culturels, citoyens. Y débattre de la mise en réseau des lieux publics, des acteurs culturels, des critères de choix des associations et de la place de l'innovation politique de conventionnement tri-annuel d'associations pour les inscrire dans la durée accompagner les petites structures pour répondre aux appels d’offre.
Comme ordre de grandeur, en 2014, à la mairie de Toulouse, la culture représentait 1800 agents sur environ 7000, 180 M€ (million d'euro) sur un budget total d'environ 700 M€ dont 60 M€ de masse salariale. Les subventions aux associations (environ 400) représentaient seulement un peu plus de 10 M€ . Le restant finançant les grands ds équipements : Bibliothèques, Musées St Raymond, Jacobins, Augustin…, Abattoirs, Muséum, École des Beaux-Arts de Toulouse, Théâtre du Capitole, Orchestre du Capitole, Cité de l'Espace, Metronum… Grace au dynamisme économique, la progression correspondante du budget Culture de Toulouse était de 2 M€ par an dont 1 M€ pour la masse salariale. La marge de manœuvre annuelle était donc faible, de l'ordre de 1M€/an. Une synergie doit être mis en place entre culture et économie sociale et solidaire.
LA mairie actuelle a baissé substantiellement les aides aux associations culturelles, de l'action sociale et du sport. C'est un choix contarire que nous proposons.
La pérennisation, voire le développement de l'enveloppe actuelle des budgets culture est un impératif. Un rééquilibrage temporaire entre les équipements et les acteurs culturels associatifs doit être mené pour encourager l'élargissement des publics en s'appuyant sur les initiatives culturelles locales. Cela passe par une augmentation des subventions aux associations à prendre sur la marge de manœuvre de 1 M€ par an. Cela implique un gel relatif de création de nouveaux équipement. Une réflexion participative doit être menée sur le sujet et sur l'avenir de lieux emblématiques comme la prison Saint Michel ou le site de La Grave.
Je me dis juste que la culture populaire doit favoriser la mixité sociale. En cela qu'elle doit favoriser le rapprochement de catégories sociales éloignées… Mais bon c'est juste une idée comme ça jetée en l'air… l'attrape qui veut
Autre chose, je ne sais pas si les recettes publicitaires rentrent dans le budget mais je serai pour suivre le modèle de Grenoble et l'interdire au profit d'affichage culturel (Génial!!!)