Le wiki des listes participatives aux municipales 2020

Ce site a vocation à servir de mémoire commune pour échanger nos savoirs, expériences, informations entre groupes locaux qui se préparent dans toute la France en vue des municipales 2020.

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CR#7 REUNION DU 24 JUIN 2018

10h45-17h30

Quatre personnes présentes: les participants constatent que le quorum de cinq n’est pas atteint. Il est tout de même décidé de tenir la réunion.

1) Préalables

Tour de table des ressentis, notamment au sujet de l’évolution du groupe :

En dépit du caractère bancal et fragile du groupe, se faire connaître grâce à un nouveau type de gouvernance participative faisant la place à toutes les composantes de la société peut être un objectif suffisant.

Aucun regret quant au chemin emprunté jusqu’alors avec un travail de préparation méthodologique indispensable. A ce jour, il convient de voir comment continuer à faire vivre l’idée de départ. La charte éthique de La Belle Démocratie et l’exemple de Saillans peuvent constituer un socle sur lequel s’appuyer.

Se demander les raisons pour lesquelles le groupe ne fonctionne plus. A cause du contenu (pas assez concret et intéressant) ou de la réelle motivation des participants pour poursuivre dans la durée le travail engagé ? Probablement un peu les deux, et les raisons sont différentes selon les personnes…

Informations au sujet :
  • de la rencontre organisée le vendredi 22 juin entre 12h30 et 14h par Marseille en commun (Sébastien Barles) dans la perspective de lancer « les états généraux de la démocratie locale » début 2019.

Au total, 6 personnes étaient présentes lors de cette rencontre. D’autres collectifs étaient annoncés comme étant à l’initiative de cette rencontre (« Osons les jours heureux » …), mais il n’y avait que des proches de Sébastien Barles . Dina y a pris part, a présenté succinctement la vocation et les principes du groupe Marseille 2020.

Marseille en commun a évoqué la date de mars 2019 pour ces « états généraux » (une sorte de « printemps de la démocratie »). Ce collectif aurait aimé que cela se fasse au MUCEM mais la réponse a été négative (trop « politique »). Ils vont donc rechercher un autre lieu : La Criée…

Le collectif « Marseille en commun » semble intéressé pour organiser avec nous des réunions publiques après la rentrée de septembre.

François Pecqueur va prochainement prendre contact avec Sébastien Barles pour discuter de cela, sachant que si certains points peuvent nous rapprocher de « Marseille en commun », d’autres, assez fondamentaux, semblent nous en écarter (Marseille en commun annonce ne pas être dans la mouvance du « municipalisme », Sébastien Barles est clairement le leader du groupe et a très probablement des ambitions personnelles, sachant qu’il a toujours des liens très forts avec un parti politique : EELV, etc.), donc a priori les conditions ne semblent pas réunies pour envisager un travail commun sur certaines actions. A suivre…

  • du groupe de travail de La Belle Démocratie (LBD) à Crest fin mai pour redynamiser le groupe au vu du constat de son « improductivité chronique ».

Recours au regard extérieur d’une animatrice travaillant en tant que consultante dans le monde de l’entreprise pour une demi-journée suivie d’un diagnostic ; intervention plébiscitée par une grande partie du groupe (une vingtaine de personnes).

Préconisation : recentrer LBD sur un rôle de « propagation » de l’idée municipaliste, charge au site 36 000 Communes et au groupe Facebook Plateforme nationale des listes participatives (PNLP) de faire l’accompagnement des groupes sur le terrain (notamment les projets de listes participatives). Il y aurait donc « un partage des tâches » en bonne intelligence (liens entre les sites, etc.)

Remarque : PNLP est une plateforme très ouverte sans charte éthique, cela a un côté très intéressant (de nombreuses informations, un grand partage d’expérience…), « en même temps » cela peut être risqué (« auberge espagnole » susceptible d’accueillir des groupes ou mouvements assez éloignés de l’esprit citoyen-participatif, et auxquels LBD serait de fait associée).

LBD réfléchit à des commissions en vue d’une campagne de communication.

2) Objectifs du groupe

L’ébauche d’un rétro-planning (Delphine doit faire une proposition d’un rétro-planning plus affiné au cours de l’été) lors de la précédente réunion au mois de mai a fait prendre conscience du fait qu’il allait falloir rapidement passer à la seconde phase.

De plus, le groupe « Marseille en commun » a pour projet de lancer des réunions publiques dès la rentrée de septembre –> nécessité pour nous de se positionner et d’être visibles également.

Certes, dans l’idéal, il aurait fallu plus approfondir la phase 1, mais comme le groupe fonctionne moins bien depuis quelque temps, qu’on a notamment du mal à se réunir à la fréquence nécessaire, on va faire « au mieux » avec nos moyens actuels…

Proposition, acceptée par l’ensemble du groupe : lancer une réunion publique pilote de lancement, la deuxième quinzaine de septembre, en vue de l’élaboration, par les personnes présentes, d’une sorte de « cahier des charges », grâce aux outils de l’intelligence collective. Voir si cela concernera un quartier ou potentiellement tous les Marseillais et une ou plusieurs thématiques ?

Cela suppose avant tout d’être capables de se présenter

  • examen de conscience introspectif préalable ; cet examen de conscience devra se poursuivre cet été mais d’ores et déjà les membres du groupe expriment leur volonté de rester exemplaires (« puristes ») quant aux principes qui ont motivé leur implication. Idée qui est ressortie : « Notre proposition politique est radicalement nouvelle ; si on fait des compromis, on perd notre raison d’être et notre démarche n’a plus aucun sens ».
  • se mettre d’accord sur la formulation de l’objectif du groupe. Rappel : Edem et Dina ont fait des propositions.

Une préférence ressort pour la formulation suivante : « Permettre aux Marseillais de se réapproprier la vie politique locale en remportant les élections municipales 2020 par des listes participatives et un programme participatif et pour instaurer une gouvernance de Marseille par les Marseillais. » Eventuellement chercher un terme un peu plus approprié que « permettre »

  • réfléchir au nom que pourrait prendre le groupe

Cela suppose aussi que l’on ait réussi à s’accorder sur le cadre relationnel auquel se référer (–> atelier de l’après-midi)

Cela suppose encore que l’on se soit approprié les techniques d’animation en intelligence collective. La plupart des membres ont visionné les outils mis à disposition sur Internet et ont participé à des réunions/assemblées où ces outils ont été employés, mais cela n’apparaît pas encore suffisant (manque de mise en pratique, au sein de notre groupe notamment).

Dina et François ont prévu de suivre la formation de Tristan Rechid fin septembre (celle de juin a été annulée).

Dans la foulée de cette réunion publique de lancement, le groupe considère qu’il faudra une première communication extérieure + l’organisation d’une formation aux techniques d’animation, par exemple sur 2 jours, pour former les futurs « animateurs/facilitateurs » des assemblées locales qui devraient se créer.

3) Cadre relationnel

A partir des éléments déjà travaillés, voilà ce qui a été retenu :

  • Chacun a le droit de penser ce qu’il pense et de l’exprimer
  • Non jugement et bienveillance
  • Principe de désaccord fécond : nous ne serons pas toujours d’accord et c’est heureux ! La diversité des points de vue enrichit la construction commune.
  • Confidentialité : les propos tenus lors des réunions sont diffusés en respectant l’anonymat des participants.
  • Respect de la prise de parole et écoute active.
  • Chercher à se faire comprendre plutôt que vouloir convaincre.
  • Attention à porter aux inégalités de situation pour favoriser l’expression de tous.
  • Les personnes présentes sont les bonnes personnes, au bon endroit, au bon moment.
  • Co-responsabilité : chacun, pour sa part (les participants et l’animateur dans son rôle de facilitateur), contribue au bon déroulement du travail du groupe et veille au respect de l’esprit du cadre relationnel.

4) Conclusion

Dina, Jean-François et François prévoient de se revoir une fois cet été, en configuration « groupe de travail » pour notamment avancer sur :

  • les points présentés dans le présent compte-rendu comme devant encore être travaillés
  • l’organisation de la réunion publique de lancement au mois de septembre
marseille2020_cr_20180624.txt · Dernière modification: 2018/07/17 13:53 par edem