Lieu : MarsMediaLab
10h-18h
PRÉSENTS : Delphine, Edem, François, Grégoire, Jennifer, Karim, Marion, Pierre-Frédéric, Sébastien
La Belle Démocratie se positionne comme une plateforme pratique d’émergence et de soutien aux initiatives locales. Mise à disposition d’une boite à outils accessibles à toutes les initiatives.
Question en suspens de la mutualisation des retours d’expérience des autres initiatives comme #MAVOIX, LaPrimaire.org, PNLP2020, etc.
Pour François, il faut que nous soyons vigilants aux blocages qui peuvent être engendrés par des modalités qui permettent trop facilement de revenir sur des prises de décisions qui ont eu lieu, notamment par les nouveaux arrivants. (éviter un éternel débat sur des points déjà traités qui freine les avancées du collectif). Tout en permettant une nécessaire remise en question démocratique de décisions qui peuvent ne plus être pertinentes.
⇒ Concernant les règles de fonctionnement et décisions du groupe : rien n’est figé / gravé dans le marbre, tout peut évoluer, être modifié.
Bien établir que les individus/citoyens qui participent à une initiative de liste participative le font à titre personnel et non au titre d’un parti politique/d’une association ou de tout autre collectif (⇒ le préciser dans la Charte?)
Meilleure expérience du Sursaut : les séances d’écriture collective du programme
Pire expérience : se faire phagocyter par des partis politiques et des dynamiques partisanes de prise du pouvoir en présentant des « têtes de listes » bankables (syndrôme Pape Diouf).
Envisage-t-on de nous y rendre ?
Il est proposé qu’en début de réunion, un tour de table de présentation succincte des participants soit effectué. Chaque participant présente :
Ces informations peuvent être archivées dans ce framacalc pour alimenter la mémoire collective du groupe.
PROPOSITION DE FORMULATION DE L’OBJECTIF PRINCIPAL ET DE LA MÉTHODE POUR Y PARVENIR : Obtenir la Mairie Centrale de Marseille par une réappropriation citoyenne et participative de la vie politique locale et par l’initiative populaire.
3 composantes de l'objectif :
⇒ nécessité de se renseigner sur le processus éléctoral propre aux villes de Paris-Lyon & Marseille Personne ne s’est encore signalé pour prendre en charge cet aspect.
Une fois les municipales remportées, projet de gouvernance municipale participative.
⇒ Proposition de mettre en place l’équivalent d’un « Conseil des Sages / Observatoire de la Participation » sur le modèle de Saillans : http://www.mairiedesaillans26.fr/conseil-des-sages/ Garant du cadre, du respect de la Charte pendant le processus participatif avant et après les élections.
Susciter l'envie, montrer et transmettre des méthodes/outils d'intelligence collective, laisser les groupes locaux s'auto-gérer.
⇒ Inspiration(s) : « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » (Gandhi)
L'atelier “processus décisionnel” a été un peu plus structuré que l'atelier précédent car entre les deux ateliers nous avons décidé de distribuer les rôles de facilitation et d'afficher (au mur) des éléments de cadre relationnel (éléments temporaires, le cadre devrait faire l'objet d'un prochain atelier).
Les réflexions sur le processus décisionnel se sont regroupées autour de plusieurs problématiques :
Les propositions résultant de cet atelier sont en fin de CR.
2 approches envisagées :
1ère approche : l'approche classique / traditionnelle : voter
Argument pour : ça permet d'avancer, d'éviter les blocages.
Argument contre : ça crée du clivage et, in fine, des scissions (= danger pour le groupe).
Solutions envisagées :
Nous ne sommes pas entrés dans le détail des majorités simple (l'option qui le plus de voix), absolue (50%+ 1 voix) ou qualifiée (exemple : 60%, 80%, 90%)
Il existe d'autres méthodes de vote que le vote à la majorité. Karim s'est proposé de faire un point sur ces autres méthodes. A suivre donc.
Question de la prise de décision en cas d’urgence/crise
Cf. capitaine pirate ou chef indien élu pour avoir les pleins pouvoirs pour les questions de guerre / bataille) Ref : Marcus Rediker : Pirates de tous les pays / Pierre Clastres : Une Société Sans Etat.
2e approche : la gestion / la décision par consentement
L'idée générale : renverser l'idée selon laquelle s'opposer à une proposition n'est pas constructif et utiliser des méthodes (un peu comme le cadre relationnel) pour que des différentes opinions naisse un choix commun. C'est en quelque sorte rechercher le consensus sans tomber dans les travers du consensus. Concrètement il s'agit, quand il y a une objection à une proposition, de se poser quelques questions pour rester dans la co-construction :
Sebastien s'est proposé pour envoyer plus d'infos et des fiches sur cette méthode (suite à la formation qu'il a suivi à Die où il en a été question).
Arguments pour :
Arguments contre :
(remarque : cette problématique recoupe celle de l'inclusion des absents)
2 options ont été envisagées :
Option 1 : décider le jour même;
Option 2 (appliquée au sein du parti pirate) : décider à la réunion suivante ; dans ce cas le résultat du travail effectué pendant la première réunion est un ensemble de propositions qui sont partagées avec le reste du groupe dans le compte-rendu, et qui font l'objet d'une décision (éventuellement précédée d'une nouvelle discussion) à la réunion suivante;
Assez peu d'échange à ce sujet, l'option 2, inconnue de la plupart, a plu à tout le monde (comme quoi la nouveauté ça ne fait pas toujours peur
De l'avis général le remise en débat doit être la plus facile possible.
Toutefois il semble qu'il y ait un écueil à éviter : le débat permanent sur les mêmes choses. Des solutions ont été évoquées (notamment : permettre la remise en débat si elle est soutenue par un nombre minimum de personnes ; argument contre : cela revient à une sorte de vote, donc ça crée du clivage).
En fin de compte ce risque nous a semblé lointain et hypothétique, surtout si on pratique la gestion par consentement, donc nous n'avons pas creusé la question des solutions (mais il faudrait garder à l'esprit que le risque est possible et faire le point de temps en temps au fur pour voir dans quelle mesure les débats sont trop cycliques).
Pour le cas particulier des décisions élaborées par un groupe de travail thématique (si il devait y en avoir) et validées par l'ensemble du groupe, la question s'est posée de savoir si la remise en débat devait être faite devant le groupe complet ou devant le groupe thématique. La remise en débat devant la plénière (qui a pris la décision) respecterait la logique / le parallélisme des formes. La remise en débat devant le groupe thématique pourrait être plus pragmatique si on pense que le groupe thématique sera plus à même de répondre aux objections nouvelles.
2 types d'absents : ceux qui ne sont pas dispo, ceux qui sont dispo mais ne peuvent/veulent pas se déplacer.
Les solutions techniques au problème de logistique : la réunion peut être suivie à distance et on peut réagir à distance (via internet).
Arguments contre :
Les solutions envisagées pour les personnes qui ne sont pas disponibles sur le temps de réunion :
Dans tous les cas une attention particulière doit être apportée à la prise de note pendant la réunion pour que le compte-rendu soit le plus complet possible afin de facilité la compréhension des propositions et/ou prises de décisions le cas échéant.
charte (existence -oui/non- et contenu -si oui)